A l’UFR des LEA de Roubaix, 25 étudiants étaient inscrits en première année de néerlandais en octobre 2007. A la fin de l’année universitaire, il en restait 7.
Je n’ai pas eu le temps de voir les 18 étudiants qui ont disparu, je ne leur faisais pas cours au premier semestre. Avaient-ils fait ce choix par dépit? Ont-ils été dégoûtés par mon collègue par ailleurs très compétent? N’avaient-ils pas les moyens?
Quand j’avais leur âge, j’ai travaillé pour payer mes études. J’ai eu la chance d’être surveillant d’internat pendant 7 ans. De nos jours, il n’y a presque plus d’internats et presque plus de surveillants. Actuellement les étudiants sont caissiers ou servent dans la “restauration rapide”.
Nos étudiants pourraient très bien aller travailler le week-end à Courtrai. Dès la rentrée prochaine, je vais les diriger vers le JOS (le service du VDAB qui fournit des petits boulots aux étudiants). Je ne sais pas du tout comment ils seront reçus. Je ne sais pas non plus comment leur faire obtenir de réduction sur les transports. Sans doute devrait-il y avoir un statut particulier de l’étudiant transfrontalier… Après tout, ce n’est pas parce que les étudiants de la KULAK semblent plus riches que les nôtres, qu’ils ne pourraient pas non plus pouvoir aller régulièrement à Lille.
Pour ce qui est de nos étudiants, cela leur ferait toucher du doigt l’intérêt du néerlandais. Il serait peut-être même possible de prendre en compte ces activités dans leur notation…
Peut-être y aura-t-il quelqu’un qui me donnera des idées…
Mots-clefs : étudiants, Belgique, néerlandais, transfrontalier
Mardi 8 juillet 2008 à 3:34
Je serai curieux de connaître le point de vue de l’institution universitaire à ce sujet.
Par ailleurs, la question de l’orientation et des motivations des étudiants qui choisissent le néerlandais en première année mériterait en effet qu’on s’y penche. J’ai l’impression qu’ils sont nombreux à choisir cette langue par curiosité ou par défaut (trop faibles en allemand) sans se rendre compte du travail que représente l’apprentissage d’une langue, en partant de zéro, à l’université.
Lorsque j’étais moi-même étudiant il y a une vingtaine d’années (déjà, oui), nous étions une petite dizaine, mais personne n’était débutant et, tous, nous avions déjà plusieurs années de pratique derrière nous.
Evolution des publics, changement d’époque.