Florent Cordier s’y est collé, il faut dire aussi que cela compte pour sa note de néerlandais…
Ci-dessous le fruit de son travail après relecture:
Avec 100 indicateurs sociaux, économiques et culturels, le bureau du plan et des statistiques souhaite donner une synthèse de l’état actuel de la province de Flandre Occidentale, en la comparant notamment à la région Flamande à laquelle elle appartient.
Cette synthèse n’est ni exhaustive ni absolue, en ce sens que des recherches approfondies sont nécessaires à qui voudrait entreprendre ou se renseigner sur un des sujets traités.
Les comparaisons réalisées situent la Flandre occidentale face à son évolution par rapport aux 10 dernières années, puis indiquent son positionnement par rapport à sa région d’appartenance.
Caractéristiques démographiques :
Bien que la population de cette région croisse quelque peu chaque année,
l’augmentation de population est moindre que la moyenne de la Flandre. Ainsi l’on observe que le pourcentage de population Flamande attribué à la Flandre occidentale n’est plus que de 18,9%. Ceci est notamment du à un taux de natalité global négatif.
Cela dit, les flux migratoires vers la province sont plus importants que la moyenne régionale.
De même, les migrations hors de la province sont moins importantes que les migrations hors de Flandre.
Comme dans de nombreuses régions de l’Europe, le vieillissement de la population reste significatif, avec des augmentations record de 9% entre 1994 et 2004. Ceci est accentué par la diminution de 3% des jeunes âgés de 0 à 19 ans.
Alors que l’on voit une « pénurie de jeunesse », on peut logiquement faire un rapprochement de ce fait avec le pourcentage de personnes déclarant être seules dans cette province. Avec 28% (24% pour la Flandre), ce sont autant de gens qui ne sont pas en mesure (selon leurs déclarations), de faire des enfants.
De plus, les jeunes en âge de travailler ont tendance à s’expatrier dans les régions voisines ou vers Bruxelles. Ainsi on remarque une baisse du nombre de foyers de plus de 5 membres, ceci étant principalement dû au nombre croissant de personnes seules et/ou âgées.
Les nationalités étrangères présentes en Flandre occidentale sont pour la grande majorité originaires de France et des Pays bas. Cela s’explique bien sur par la proximité des pays et les opportunités en termes de représentation des sociétés, de mobilité transfrontalière du travail, et de facilités d’imposition…
En ce qui concerne les naissances, 8.1% du total provient de nationalités étrangères, ce qui est 10% de moins que le reste de la Flandre. On constate donc que la population étrangère à tendance à partir de cette région, tout comme une partie des jeunes en âge de travailler.
Tendances de l’économie :
En Flandre occidentale le PIB par habitant est 10% moindre que celui de Flandre. Ceci est paradoxal dans la mesure ou le coût moyen d’un salarié est moindre d’à peu près 10%.
Ces chiffres peuvent être relativisés sur deux points :
La productivité per capita est moins performante de 8 points.
La Flandre Occidentale contient 65,6% de structures de 5 personnes ou moins.
Néanmoins les effets bénéfiques de telles structures sont les suivants :
Taux d’investissements nettement supérieurs à la Flandre,
Croissance constante des investissements (4%/an).
A la vue des chiffres de répartition des activités sectorielles, on observe que le phénomène de « déversement » des activités secondaires vers le tertiaire est réel. Malgré tout, le secteur agricole reste présent en terme de chiffre d’affaires, comparativement à la Flandre.
En détail, les pertes d’emploi dans les secteurs moteurs du secondaire (textile, métallurgie…), ont porté un coup certain à l’économie, sachant qu’ils comptent pour 58% de ce secteur, en terme de chiffre d’affaires.
Suite à la demande plus forte de services, le secteur tertiaire à engagé près de 31.000 personnes entre 1995 et 2003. L’administration, les services publics, commerces, et services aux professionnels en sont en grande partie responsables.
Compétitivité :
Concernant le secteur secondaire, la compétitivité est moins bonne de 10% comparé à la Flandre. Ceci s’explique par la conjoncture et/ou l’attentisme de certaines branches, qui souffrent d’un déficit structurel. En effet ces entreprises éprouvent du mal à se développer face aux concurrents multinationaux. Pour y palier, elles tentent d’investir dans la R&D, ce qui se fait au détriment de l’emploi.
Bien que le coût du salarié soit en général moins élevé en Flandre occidentale qu’en Flandre, cela ne s’applique pas pour le secteur textile, ce qui, ajouté au faible rendement par salarié, renforce le déficit de compétitivité.
Cela dit, l’industrie textile pour la confection s’en sort plutôt bien, d’après le rapport.
Tourisme :
La Flandre occidentale bénéficie de conditions optimales grâce à des sites touristiques connus et reconnus, mais également grâce à une côte de 65 km.
Le flux de touristes passant plus d’une journée en Flandre est dû pour 50% à l’attractivité de la Flandre Occidentale qui récolte donc la palme du tourisme en Flandre.
On observe logiquement une hausse significative des constructions à but récréatif dans cette région de Flandre.
Géographie / démographie :
La Flandre Occidentale compte pour environ 23% de la surface de la région Flamande.
C’est donc la plus grande région. Elle est aussi la moins densément peuplée avec 361 habitants au km carré. Elle comporte 1.140.000 habitants.
La surface non construite est la plus importante de Flandre, même si cette surface diminue, c’est toujours moins rapidement qu’en Flandre en général.
En Flandre occidentale, 68% des terres sont cultivées. Ainsi le secteur primaire est fort (4e secteur en Flandre occidentale), même si les cultures biologiques sont peu présentes.
Le marché du travail :
Dans cette province, le taux de chômage est de 6%, alors qu’il est de 8% en Flandres.
La population travaillant dans cette région comptait davantage dans les statistiques de la Flandre il y a 5 ans (+1 point). Cela est dû au fait que la population vieillit ou migre.
La population est en général moins qualifiée qu’en Flandre. De même le pourcentage de formation continue est de 19% comparé aux 30% de la Flandre.
La santé et la protection sociale :
En Flandre Occidentale, le ratio de dépendance reste assez élevé. Néanmoins l’offre de prise en charge des personnes dans le besoin est nettement meilleure que dans le reste de la Flandre.
Concernant la santé à proprement parler, la région possède un médecin généraliste pour 676 habitants et 1 spécialiste pour 566 habitants, ce qui est aussi au-dessus de la moyenne flamande.
La population déclare cependant être en moins bonne santé en 2003 qu’en 1994,
7% des personnes interrogées déclarent être dépressives. Cela dit, les gens se soignent mieux, grâce aux vaccinations, dépistages et préventions.
Le logement :
Bien que 71% des gens soient propriétaires, la qualité de leur maison est relativement mauvaise, avec seulement un faible pourcentage comportant une isolation murale (29%).
L’appartement est le logement le plus populaire. Le prix moyen d’un logement est 147.000 euros et le coût moyen n’a varié que de 5% entre 2000 et 2004.
Concernant les locataires ils ne sont que 16% en Flandre occidentale.
De même, il existe une mesure gouvernementale aidant les gens ayant moins de moyens pour qu’ils louent un logement social. Les demandes sur ce marché social ont augmenté de 5,9% entre 2000 et 2003 soit 5% de plus que l’augmentation de la région flamande.
Infrastructures pour les jeunes :
Concernant l’état des apprenants en enseignement secondaire, on note que le retard d’apprentissage a cru de 24% ce qui est considérable. Cela dit la réalité est tout autre :
Le fossé se creuse entre retard des non nationaux et nationaux, tant et si bien que ces 24% sont en majorité attribué aux non nationaux.
Comparé à la jeune génération, on voit que l’ancienne était clairement tournée vers l’industrie, car seulement 1.7% de la population détient un diplôme universitaire, et 2.6% un diplôme équivalent baccalauréat.
Effectivement quand on compare aux 11% de jeunes entre 24 et 35 ans détenant un diplôme de type universitaire, on remarque un changement dans l’offre :
Ainsi le secondaire ne recrute plus énormément d’ouvriers, et les services (ainsi que les technologies du secondaire), nécessitent davantage de connaissances.
Statistiquement parlant, ces chiffres sont à relativiser car la province n’est pas un pôle universitaire, même si certain campus observent des hausses d’inscription de 7%.
Enfin, l’intérêt des jeunes de la région pour l’art est plus important qu’en Flandre, de même, les infrastructures sportives et culturelles sont mieux représentées.
Réseaux routiers et infrastructures
Concernant les ports, Zeebrugge à vu son activité augmenter de 4% entre 2003 et 2004, en ce qui concerne le fret.
Cela dit le trafic de passager semble baisser considérablement à Ostende et à Zeebrugge.
L’unique aéroport de la région à Courtrai voit son exploitation baisser fortement. Il sert de terrain d’atterrissage à des jets d’affaire, et à des taxis aériens.
Le devellopement de l’aéroport de Lille en France y est sûrement pour quelque chose.
Les autorités régionales vont sans doute davantage se consacrer à l’exploitation des canaux navigables qui est rentable, avec une augmentation de 50% en 9 ans. La politique d’exploitation date de quelques années et a prouvé son efficacité.
Mots-clefs : économie, Belgique, Flandre, Flandre belge, Flandre occidentale, infrastructure, néerlandais, statistiques
Lundi 2 mars 2009 à 4:36
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